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Quelques conseils pratiques pour faciliter la pratique
Le réglage classique de cette posture est défini dans l'hexagramme 31 (Xian) du Yijing (Yi King): la Mobilisation ou l'Incitation : "déclencher l'influence".
- A la base de la posture, comme à la base de l'hexagramme, les gros orteils sont écartés entre la largeur des hanches et la largeur des épaules.
- En second, les talons s'appuient sur un axe Terre/ciel.
- Ce qui permet en troisième lieu de placer le bassin sur ce même axe.
- Le quatrième trait correspond à la poitrine qui est bien dégagée.
- Le cinquième trait correspond au dos, à la colonne vertébrale, et particulièrement à la nuque qui est étendue et repose également sur le même axe Terre/Ciel.
- Le sixième trait correspond au crâne qui repose sur l'axe au niveau du centre de l'occiput (Yu Zheng ou oreiller de jade). Il est très important que ces points soient bien alignés et sur cet axe fondamental.
Il est donc conseillé, au début, de pratiquer adossé à une mur (Yin !) puis, par la suite de s'en détacher en conservant la notion de ces points de contact et ce cet axe. Retrouver un axe et un équilibre dans le principe d'une orientation est important.
Le langage populaire ne s'y trompe pas lorsqu'il évoque le fait d'être désorienté, déséquilibré ou désaxé. Une fois ces liaisons réalisées et cet alignement effectué il convient de paisiblement amener les bras en devant de soi comme si on "enlaçait un arbre".
- Les bras forment donc un cercle idéalement parfait.
- Les épaules sont basses et décontractées.
- Les paumes sont vers soi et les pouces sont tournés vers le ciel et se situent à la hauteur du haut de la poitrine (clavicules).
- Il est possible d'élever ces mains à la hauteur du visage ou de les descendre en face du ventre pour d'autres travaux énergétiques particuliers.
- La respiration est profonde et ventrale.
Un caractère très ancien décrivait le nombril (Pi) (voir figure 10) comme "ce qui conspire (deux individus qui se suivent pas à pas, deux conspirateurs) avec le crâne (figure d'un crâne et d'une face montrant la fontanelle). On retrouve encore le sixième trait de l'hexagramme 31 (Xian) : "Incitation de tous les os du crâne, de la mâchoire et de la face". Il convient, debout ou en forme couchée, de "maintenir la position quelques instants, quelques minutes ou un peu plus longtemps".
Peu à peu, par le biais de la respiration profonde qui influe sur le ventre (Pi - le nombril) au niveau du Tan Tien, sur la colonne vertébrale par le biais du coccyx, sur le crâne par le biais de l'occipital, un mouvement tout d'abord imperceptible puis profond anime peu à peu le corps.
C'est la "respiration embryonnaire" (Taixi) animée par le Grand Flux (Tai Su) qui est, en réalité, le mouvement du Taiji donc de la terre (force tellurique) et du ciel (énergie cosmique) et, partant, de l'univers et du Tao.
C'est ce mouvement subtil et profond qui permet une régénération exceptionnelle et il est possible, pendant les vacances, de trouver de multiples endroits pour le pratiquer tant à la campagne qu'à la mer ou à la montagne, sinon en ville.
Il est possible de visualiser très paisiblement un arbre, ses racines, son tronc, ses branches, ses frondaisons, son faîte, le flux et le reflux de la mer sur le sable ou sur des rochers, une montagne imposante avec son adret, son ubac, son sommet et ses sentes ou un être humain libre et debout.
ll est également possible de méditer sur les textes classiques ou les figures du Yijing mais il s'agit alors d'une particularité spécifique à la méditation taoïste ou bouddhiste. Quelques minutes par jour permettent d'en apprécier pleinement les effets.
Attention de ne surtout pas crisper les muscles ou de contraindre le dos, conserver, ensuite une respiration calme paisible et profonde.
En toutes circonstances il convient de bien se décontracter d'abord pour mieux se relaxer ensuite et méditer, enfin.
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